La chouette

Le trapèze et son environnement (source: Atlas d’anatomie Humaine, F H Netter)

Derrière cet intitulé, pour le moins surprenant, se cache un exercice de Brain Gym permettant de détendre les épaules. Le Brain Gym est une approche éducative qui utilise des mouvements et des activités motrices et artistiques pour développer son propre potentiel. C’est un ensemble de mouvement inventé par le Dr Dennison.

Cet exercice vient détendre le trapèze. Le trapèze est un grand muscle du dos et de l’épaule qui tien son nom de sa ressemblance avec la forme géométrique du même nom. Le muscle trapèze s’attache en haut à la base du crâne, va au sommet de l’épaule et descend dans le dos jusqu’au milieu du rachis.

Prise du muscle Trapèze (photo de Lambing Laurie ostéopathe DO)

L’exercice consiste à venir crocheter le muscle trapèze avec la main opposée entre pulpes des doigts et paume de la main. Puis de venir pencher la tête en avant. De cette position, on tourne la tête du côté opposé au muscle que l’on tien, dans un mouvement lent. Puis on tourne la tête j’jusqu’à l’autre extrémité, pour ensuite revenir au neutre. C’est comme si on dessinait un sourire en tenant un stylos dans notre bouche. On effectue ensuite la même chose avec l’autre trapèze.

Cet exercice est utile comme les autres exercices de Brain Gym pour développer la concentration et peut donc être utile pour les apprentissages. Il peut également soulager les tensions des épaules pour les personnes qui travail sur ordinateur et qui sont en extrême concentration. Mais il peut encore soulager les personne qui effectue des travaux avec contraction musculaire régulière des épaules et cervicales.

Démonstration de l’exercice de la chouette (Gif fait par Lambing Laurie)

Si vous souhaiter en savoir plus sur les exercices de Brain Gym, n’hésitez pas à vous rendre sur braingymfrance.

La sciatique

La sciatique est une névralgie, une douleur du nerf en l’occurrence sciatique. Le nerf sciatique est le plus gros nerf de l’organisme. Le nerf sciatique est la réunion de cinq racines lombo-sacrées (dans le bas du dos) dont trois principales :

  • la racine L4 est la racine nerveuse qui prend son origine entre les vertèbres L4 et L5 (les deux dernières vertèbres lombaires)
  • la racine L5 est la racine nerveuse qui prend son origine entre les vertèbres L5 et S1 (dernière vertèbre lombaires et première vertèbre sacrée)
  • la racine S1 est la racine nerveuse qui prend son origine entre les vertèbres S1 et S2 (deux premières vertèbres du sacrum, l’os qui ferme le bassin en arrière).

Ensuite le nerf sciatique, se poursuit dans la fesse entre les muscles de la région, avant de descendre le long de l’arrière de la cuisse jusqu’au creux poplité (derrière le genou). A ce niveau, il se divise en deux nerfs: le nerf fibulaire commun et le nerf tibial. Le nerf fibulaire poursuit son chemin sur la partie externe du genou puis le long de la jambe jusqu’à l’hallux (gros orteil). Le nerf tibial, lui, continue sa route à la partie arrière de la jambe, puisse passe à l’intérieur de la cheville et du talon avant de rejoindre à son tour l’hallux. La sciatique ou névralgie sciatique est donc une douleur qui peut survenir sur tout ou partie de ce trajet. Le trajet du nerf sciatique commençant dans le bas du dos (les lombes), la sciatique peut être associée à une lombalgie (pour plus d’information sur la lombalgie suivez le lien).

La névralgie sciatique est donc une irritation du nerf sciatique dont les symptômes vont survenir le long de son trajet. Le nerf sciatique étant un nerf mixte (moteur et sensitif), les symptômes rencontrés pourront eux aussi être mixte. Nous allons ainsi retrouver des douleurs de type paresthésique (fourmillement, engourdissement, sensation de coton pouvant aller jusqu’à la paralysie), électriques mais également des symptômes moteurs comme une perte de force ou une boiterie, associé ou non à une lombalgie (lombo-sciatique). Selon la ou les causes de la sciatique, vous pourrez avoir des symptômes associés tels que :

  • des signes urinaires (impériosité1, fuites, miction2 difficile, …)
  • des signes digestifs (diarrhée et/ou constipation inhabituelles, …)
  • des signes gynécologiques (picotement, fourmillement des grandes lèvres ou du scrotum, trouble de l’érection, dyspareunies3, …)

Ces différents symptômes associés peuvent guider votre médecin vers un diagnostic particulier et appel à consulter un professionnel de la santé. La plupart du temps, les symptômes sont soulagés en position allongée, position dans laquelle le nerf est le moins sollicité, étiré.

lombo-sciatique

Les causes de la névralgie sciatique sont : une lésion du nerf sciatique par étirement, irritation, inflammation, … sur son trajet. Ces problématiques peuvent survenir à la/les racine(s) du nerf par un phénomène de compression à leur sortie de la colonne vertébrale. On peut retrouver un syndrome facettaire lié à l’arthrose où le remaniement osseux vient réduire l’espace disponible pour le nerf au niveau du foramen intervertébral. On peut retrouver un conflit disco-radiculaire (entre le disque et la racine) lors d’une hernie discale latéralisée. La hernie vient, comme le remaniement osseux, réduire l’espace disponible de ce même foramen (trou) si et seulement si la hernie sort dans cet espace. Dans ces deux cas, les symptômes seront plutôt unilatéral (d’un seul côté). L’irritation du nerf peut également survenir sur n’importe quelle partie de son trajet suite à un étirement traumatique (glisser sur le verglas (c’est de saison!) et finir au sol en semi grand-écart avec choc relativement violent du bassin par exemple) ou suite à un étirement répété (assis dans son canapé, jambes tendues sur la table basse ou un pouf pour se détendre en fin de journée). Dans ces deux exemples, les symptômes peuvent aussi bien être uni ou bilatéral (des deux côtés). L’irritation peut également se faire plus en amont, à l’intérieur du canal lombaire étroit qui peut être occasionné par un conflit disco-médullaire (entre le(s) disque(s) vertébraux et la moelle épinière) ou un remaniement osseux du canal lombaire lié à l’arthrose par exemple. Ces deux affections entraînent souvent des symptômes bilatéraux (des deux côtés) et des symptômes associés (urinaire, gynécologiques et digestif), car ils viennent toucher plusieurs racines et/ou nerfs, c’est le syndrome de la queue de cheval. Dans certains cas, la sciatique peut être causée par une irritation du nerf dû à la présence d’une tumeur venant la comprimer sur n’importe quelle partie de son trajet. Selon ou elle est située, les symptômes retrouvés sont plus ou moins importants (nombreux). Une sciatique causée par un cancer, est associée aux symptômes propres des tumeurs et s’éloigne du tableau clinique classiquement retrouvé dans la sciatique « courante ».

Le diagnostic de la névralgie sciatique est clinique, il repose sur les symptômes décrit par le patient et recherchés par le professionnel de la santé de première intention (médecin généraliste ou ostéopathe). Suite aux informations recueillis, le praticien complète son diagnostic par un examen clinique permettant de préciser certains symptômes et éventuellement la cause (des tests de reproduction de la douleur (par étirement du nerf par exemple), des tests de force musculaire, de sensibilité, …). Au besoin le professionnel de la santé, pourra vous réorienté vers des examens complémentaire de type imagerie ou examens biologique pour plus de précision ou écarter un doute résiduel sur la cause de l’irritation du nerf ou encore pour établir un diagnostic différentiel4.

Lombalgie (source : pixabay)

Le traitement repose sur le soulagement de l’irritation du nerf et va donc dépendre de la cause de cette irritation. Il peut donc reposer sur un traitement médicamenteux antidouleur (paracétamol, anti-inflammatoire, infiltration de corticoïde, application d’anti-inflammatoire locale (pommade) ou encore huiles essentielles, …) prescrit par votre médecin ou conseiller par votre pharmacien. En cas de symptômes nerveux importants (perte de sensibilité, paralysies), et persistants, et en dernier recours, la chirurgie peut être préconisée par votre médecin, ce surtout dans le cas de sciatique causée par une tumeur, un canal lombaire étroit ou en présence d’un syndrome de la queue de cheval. Le traitement pour les formes moins grave peut s’appuyer sur les thérapies manuelles telles qu’ostéopathie, kinésithérapie, chiropraxie, étiopathie, réflexologie,… . Mais le traitement repose essentiellement sur la reprise de l’activité dès que la douleur (son absence ou sa diminution), le permet et sur la non sollicitation du nerf en étirement. Ces deux points peuvent nécessiter les conseils de votre praticien pour être adapté à vos besoins, votre morphologie et votre quotidien.

Si vous souffrez de symptômes ressemblant à ceux d’une névralgie sciatique, n’hésitez pas à prendre rendez-vous au cabinet d’ostéopathie du 44 rue d’Assas au Creusot, via la page contact ou au 0633195343 / 0385579995. Vous pouvez également suivre le lien vers la page rubriques ! où vous pourrez trouver un sommaire des différents conseils proposés par votre ostéopathe (moi-même). Certains peuvent déjà vous aider dans votre recherche de soulagement. Je vous recommande d’ailleurs l’exercice de la balle de tennis concernant une astuce d’automassage.

  1. Fait de ne pouvoir se retenir longtemps. ↩︎
  2. action d’uriner. ↩︎
  3. douleurs aux rapports sexuels. ↩︎
  4. autre pathologies potentielles présentant les mêmes symptômes. ↩︎

Semaine mouvementé

Derrière cet intitulé, pour le moins surprenant, se cache plusieurs informations concernant la vie du cabinet d’ostéopathie Lambing Laurie, et la semaine en cours.

Observation (source : Pixabay)

En effet toute cette semaine, dans le respect des mesures sanitaires, le cabinet d’ostéopathie accueil une collégienne pour son stage d’observation en entreprise. Elle assistera aux consultations avec accord du patient et pourra découvrir les différentes casquettes que doit prendre un ostéopathe libéral dans la gestion de son cabinet. Nous insistons bien, sur le fait qu’elle sera, au même titre que votre ostéopathe soumise au secret médical et au secret professionnel. Chaque patient dont la consultation aura été observée, pourra, à sa demande, consulter les passages, s’il y a, du compte rendu de stage, le concernant.

Apprendre (source : Pixabay)

L’autre point d’information, concernant cette semaine, se rapporte à une formation. Votre cabinet d’ostéopathie sera fermé le vendredi 15 janvier après-midi et le samedi 16 janvier toute la journée. Votre ostéopathe se rend en région parisienne pour assister à une formation sur la prise en charge du développement psychomoteur. La formation continue permet de toujours améliorer, perfectionner, approfondir, la qualité du travail et donc du soin qui vous ai proposé.

Je resterais cependant joignable pendant la durée de la formation, pour toutes informations, ou pour prendre rendez-vous au 06 33 19 53 43 ou par la page contact.

Cures citronnées

Ce conseil arrive à point nommé. En effet en cette période d’après fêtes, nombreux sont ceux qui se sentent ballonnés après ces repas pantagruélique ou ces abus de chocolat. Le citron comme beaucoup le savent, est un désinfectant et un détoxifiant naturel, d’où son utilisation par les ménagères. Ici nous allons utiliser ces vertus pour la santé et le soin. Nous allons aussi utiliser la capacité du citron à stimuler le système immunitaire.

Lemon (source : pixabay)

Vous pouvez utiliser la cure de citron chaud qui va soulager plutôt la partie digestive de notre système. Le but consiste à prendre un jus de citron chauffé à jeun le matin avant le déjeuner pour soulager l’estomac et le début du tube digestif avec ses relations : mésentère, foie, pancréas. Cette cure s’étend sur sept jours pour être efficace. Vous pouvez également utilisé cette astuce ponctuellement en cas d’indigestions passagères.

Vous pouvez également utiliser la cure d’eau citronnée. Elle se fait sur une journée ou sur trois jours selon les besoins. Lié à la quantité d’eau ingérée. Cette cure soulage plutôt le système urinaire. Elle permet donc de détoxifier l’organisme en stimulant le système d’élimination des déchets par l’urine. Cette cure consiste à mettre une ou deux rondelles de citron dans un grand volume d’eau (une bouteille d’1.5 L par exemple) et de boire ce volume dans une journée (ou à reproduire 3 jours d’affilés). En utilisant une rondelle plutôt que du jus vous bénéficié également des pouvoirs détoxifiant de la peau (zeste) et de la pulpe du citron. Nous recommandons de bien choisir et/ou bien laver son citron pour diminuer les pesticides éventuels. Grâce à la vitamine C contenue dans les agrumes, cette cure permet également de casser le cercle vicieux de la fatigue. L’eau citronnée ayant tendance à donner soif, il est possible que vous buviez autant en eau plate en association, ce qui permet de réhydrater le système permettant également de casser la fatigue de l’organisme. Vous l’aurez compris, cette cure sur 1 ou 3 jours va éliminer les toxines par la miction*. Nous vous recommandons donc d’éviter d’effectuer cette cure si l’accès au sanitaire est compliqué (voyages, réunions professionnelles, journées de cours, …). Cette cure d’eau citronnée peu aussi être utilisée en cas de symptômes urinaires : brulures lors de la miction, rétention (sensation d’évacuation incomplète).

Citrons (source : pixabay)

Le citron à également comme qualité la capacité de stimulé le système immunitaire comme nous l’avons indiqué plus haut. Vous pouvez donc, surtout en cette saison hivernale, ajouter quelques gouttes de jus de citron dans vos thés ou tisanes. Ainsi en plus de vous réchauffer, de vous détendre, vous renforcez votre capacité à vous guérir vous même des affections passagères qui arrivent fréquemment dans cette période : rhumes, états grippaux, courbatures, digestion difficile,…).

Si vos symptômes persistent, s’aggravent ou récidivent malgré ces petites astuces, votre ostéopathe vous recommande de consulter votre médecin pour un diagnostique médicale. En attendant, A vos citrons !

Quelques exercices pour le périnée

Le périnée est un ensemble musculaire, contenu dans le bassin osseux, qui soutien l’abdomen. Le périnée permet également de gérer les sphincters vésicale et anale et donc le confort digestif et urinaire. Cet ensemble musculaire est souvent délaissé et mal connu. Il est cependant très utile de le garder en forme. Que vous soyez un homme ou une femme, cet ensemble musculaire est primordiale pour le confort de votre corps et donc de votre santé. Vous pouvez être amené à travailler le périnée lors de la grossesse ou dans les suites de l’accouchement, lors de douleurs menstruelle ou de dyspareunies (douleur aux rapports), pour prévenir de pathologies digestives telles que la descente d’organe ou les hernies inguinales. En cas de fuites urinaire ou d’infection urinaire à répétition, ou encore pour augmenter vos performances physiques et sportives.

Nous n’avons pas tous le temps de prendre des cours de Yoga ou de Pilate pour travailler cet ensemble de muscles profond. Vous pouvez ici trouver quelques exercices qui vous permettrons de garder votre périnée en forme.

Le périnée étant contenu dans le bassin, le fait de mobiliser le bassin fait travailler le périnée. Vous pouvez donc tout simplement marcher pour travailler votre périnée. Si vous associer une contraction des muscles de la gaine abdominale votre marche sera plus efficace encore, sur votre périnée et sur votre santé.

Rotation du bassin sur swiss-ball
Rotation du bassin sur swiss-ball (Gif par Lambing Laurie ostéopathe DO)
Rotation du bassin sur un tabouret (Gif par Lambing Laurie ostéopathe DO)

Vous pouvez aussi venir mobiliser le bassin en cercle ou en huit (signe de l’infini), comme nous avons pu le voir dans la routine matinale. Pour rappel ce mouvement simple consiste à faire des cercles dans un sens puis dans l’autre avec le bassin. Ce mouvement sollicite davantage le périnée lorsqu’il est effectué sur un swiss-ball ou à défaut un tabouret.

Pour les experts, vous pouvez augmenter les effets de la marche sur le périnée en descendant votre centre gravité. Ainsi, il faut s’accroupir et marcher accroupi, un peu comme un canard. Pour être focalisé sur le périnée, il est recommandé de s’accroupir en gardant les talons au sol (si vous voulez vous rappeler comment bien s’accroupir cliquez ici).

Marche en canard ou accroupie (Gif par Lambing Laurie ostéoapthe DO)

Ces différents exercices permettent la contraction et donc le travail de cet ensemble musculaire mais ce ne sont pas les plus précis. Les exercices qui vont suivre sont plus précis mais peuvent également être plus difficile à réaliser. La difficulté vient du besoin de visualisation qui va avec ces exercices.

Exercice de respiration avec conscience du périnée (Gif par Lambing Laurie Ostéopathe DO)

Le périnée travail, se contracte, conjointement avec le diaphragme lors de la respiration profonde. Pour cet exercice, il vaut mieux se mettre debout pour laisser toute la possibilité de mouvement du bassin et donc du périnée. Vous pouvez placer une main sur le thorax pour vérifier qu’il n’y a que très peu de mouvement lors de la respiration. Vous pouvez mettre votre autre main sur l’abdomen pour sentir la pression augmenté lors de l’inspiration. Pour réaliser au mieux cet exercice de respiration diaphragmatique, suivez ce lien. Pour être spécifique du travail du périnée lors de cet exercice de respiration, vous pouvez utiliser la visualisation en association. Pour aider votre visualisation je vous propose de placer vos mains devant votre bassin comme vous le désirez, le ressentez. Vos mains symbolisent votre périnée. Avant même le début de l’exercice respiratoire, leur simple placement vous informe de l’état de tension dans lequel vous ressentez votre périnée : très serré, très distendu, tonique, lâche,… Au cours des inspirations et expirations, vos mains s’ouvrent et se ferment, symbole de la réaction du périnée à l’exercice. Au cours des jours ou vous pratiquez cet exercice respiratoire avec visualisation, la position des mains devant le bassin au début de l’exercice est amené à évolué.

Les autres exercices pour le périnée font partie intégrante de la rééducation et peuvent vous être expliquer par votre kinésithérapeute ou votre sage femme. Nous verrons au moins la contraction par comparaison avec les besoins naturels. Le périnée peut se contracté de façon plus ou moins indépendante. En effet vous pouvez contracter le périnée comme un tout, comme dans les exercices de marches, de marches accroupies, de rotation du bassin ou encore de respiration. Mais vous pouvez également contracter la partie antérieure du périnée en lien avec la vessie indépendamment de la partie postérieur en lien avec les voies digestives. Lorsque vous arrêter le flux de la miction1 c’est grâce à la partie plutôt antérieur du périnée. Lors de l’exercice du périnée c’est cette sensation de contraction que vous devez retrouver. Il est cependant très peu recommandé, voir fortement déconseiller d’effectuer cette contraction pendant la miction. En effet, ce qu’on appelle communément le « stop-pipi », augmente à long terme le risque de fuites urinaires. Pour la contraction de la partie postérieure du périnée, c’est le contrôle des voies digestives. A différentier évidemment de la contraction des muscles fessiers. Ce n’est pas en serrant les fesses que l’on sollicite le périnée. La rééducation du périnée encadrée par un professionnel de santé adapté, permet de voir d’autre visualisation pour contracter cet ensemble musculaire si précieux.

Cet ensemble d’exercices, n’est qu’un échantillon, et qu’un outil vous permettant de prendre soin de vous vous même. Il ne remplace pas l’expertise médicale d’un professionnel qualifié, ni la prise en charge en rééducation du périnée qui est un réel traitement. N’hésitez pas à consulter votre médecin généraliste, votre kinésithérapeute ou votre ostéopathe pour travailler.

  1. c’est le fait, l’action d’uriner ↩︎

Exercice de respiration diaphragmatique

La respiration diaphragmatique n’est pas seulement le fait de respirer par le ventre. Vous pouvez effectuer cet exercice aussi bien debout, qu’assis que allongé. Vous pouvez placer une main sur le thorax pour vérifier qu’il n’y a que très peu de mouvement lors de la respiration. Vous pouvez mettre votre autre main sur l’abdomen pour sentir la pression augmenté lors de l’inspiration. En effet lors de la respiration, le diaphragme qui est le muscle principal de la respiration fonctionne comme une pompe. Il se situe entre le thorax et l’abdomen, et s’abaisse et remonte au rythme des inspirations et expirations. Le gros du mouvement se produit donc au niveau de l’abdomen. Visualisez les poumons comme des sacs. Lors de l’inspiration, le diaphragme en se contractant, s’abaisse, ouvre les côtes inférieures et vient tirer sur ces sacs qui se remplissent d’air. Lors de l’expiration, le diaphragme se relâche, remonte dans le thorax et expulse l’air de ces sacs.

Vous pouvez également effectuer cet exercice avec la bouche ouverte, en inspirant par la bouche et en expirant par le nez. Le fait de respirer en bucco-nasal permet d’ajouter un contrôle supplémentaire pour la meilleure réussite de cet exercice. En effet lors de la respiration diaphragmatique ou lors de la respiration thoracique, le son n’est pas le même. Le son lors de la respiration thoracique est très perceptible comme une notion de manque d’air. Le son lors de la respiration diaphragmatique est nettement plus profond, comme une notion de plénitude.

Positions des mains lors de l’exercice de respiration diaphragmatique (source : photo de Mlle Lambing Laurie ostéopathe DO)

Lors de cet exercice, vous avez un contrôle via le son, un via la main thoracique qui permet de vérifier le peu de mouvement des muscles inspirateurs accessoires qui s’attachent sur le thorax et un via la main abdominale qui permet de vérifier que la pression abdominale augmente. Le but de cet exercice n’est pas de gonflé le ventre comme nous l’avons dit, même si il est souvent décrit comme une respiration ventrale. En effet lors de la respiration diaphragmatique ou ventrale, la pression qui augmente dans le caisson vient pousser contre votre main sans pour autant que le ventre gonfle réellement.

L’idéale s’est d’effectuer cet exercice avec lenteur et que le temps inspiratoire sois équivalent au temps expiratoire. Vous pouvez vous aidez de vos doigts pour compter cinq secondes inspiratoires et cinq secondes expiratoires sans que le fait de compter ne prenne l’importance sur celui de respirer. Vous pouvez aussi pour les adeptes des nouvelles technologies, utiliser une application de cohérence cardiaque sur smartphone pour vous guider dans les flux inspiratoires et expiratoires.

Vous pouvez faire cet exercice tous les jours, au réveil et/ou au coucher, pour dynamiser votre journée ou pour vous apaiser avant le sommeil. Vous pouvez effectuer cet exercice en période de stress, ou en cas de contrariété pour vous détendre.

La balle de tennis

La balle de tennis est un objet très utile, pratique et abordable qui permet de soulager soi-même des douleurs aigues par l’automassage. Si il vous arrive, comme à de nombreuses personnes, de souffrir de douleurs fugaces, lancinantes, comme une pression ou un tiraillement, cette astuce est faite pour vous.

Contracture musculaire ou courbature peuvent être soulagées par le massage. Cependant il est parfois difficile de se masser tout seul de façon confortable et efficace, ou de demander a nos proches un peu d’aide. Dans ces moments là, vous pouvez utiliser une balle de tennis. En effet la balle de tennis, de part sa résistance, ni trop dure, ni trop molle, permet de se masser sans se faire mal. Si vous avez la chance d’avoir quelqu’un à la maison qui, malgré ses journées bien chargées, trouve le temps de vous faire un petit massage pour vous apporter un peu de soulagement, et que vous n’osez pas forcément signaler que la pression est trop ou pas assez forte, ce conseil est la solution. Il suffit d’appuyer plus ou moins fort en se massant soi-même avec la balle de tennis pour trouver la pression qui vous convient le mieux.

Balle sous la plante du pied (source : photo prise par Lambing Laurie ostéopathe DO)

Vous pouvez utiliser cette astuce pour n’importe quelle partie de votre corps. Vous avez eu une longue journée, vous avez piétiné sans repos et vos pieds vous font souffrir, vous pouvez faire rouler la balle sous la plante du pied pour détendre les tensions et vous soulagez.

Vous avez décidé de vous mettre au sport pendant le confinement grâce à une application ou un coach sportif. Le lendemain de la séance de remise en forme vous souffrez de courbature aux cuisses (suite au squat), aux mollets (d’avoir trop couru) ou encore aux biceps (suite à la musculation). Vous pouvez faire rouler la balle de tennis sur vos muscles endoloris pour les détendre.

Vous travaillez sur informatique, tapez à l’ordinateur et cliquez à la souris toute la journée. Vous ressentez des tensions dans la main ou dans l’avant-bras à la fin de la journée. Vous pouvez vous masser la main et le bras en petit cercle concentrique pour soulager vos douleurs.

Vous avez une douleur dans le dos avec ou sans faux mouvements lors du déclenchement. Cette douleur est dans le bas du dos ou entre les omoplates. Elle n’est pas facile d’accès pour ce masser soi-même sans se faire mal à l’épaule au passage. La balle de tennis avec l’aide d’un mur vient à votre rescousse. Il suffit de la mettre entre vous et le mur et d’effectuer des petits cercles en passant votre poids d’une jambe à l’autre.

La texture de la balle de tennis n’est pas forcément agréable et peu même être irritante. Je vous conseil donc de ne pas l’utiliser à même la peau mais plutôt à travers un vêtement. Vous pouvez par exemple mettre la balle de tennis dans un collant ou une grande chaussette. En plus de rendre la texture et donc le massage plus agréable, cette astuce supplémentaire permet de ne pas avoir à vous pencher en avant pour la ramasser si elle tombe à terre (ce qui peut être fréquent quand on l’utilise pour le dos contre le mur).

Si toutefois, votre douleur persistait plus de quelques jours, il est recommandé de consulter un professionnel de la santé (médecin, ostéopathe, kinésithérapeute). Vous pouvez également utiliser l’automassage avec une balle de tennis en attendant votre rendez-vous avec le professionnel de la santé de votre choix.

La spondylarthrite ankylosante

La spondylarthrite ankylosante (SA) est une pathologie inflammatoire chronique. L’évolution est très lente et commence la plupart du temps par une lombalgie (douleur du bas du dos) ou des douleurs aux sacro-iliaque (articulation entre la colonne vertébrale et le bassin). Comme tout rhumatisme, elle entraine une raideur (ankylose) des articulations. Dans certaines évolutions, cette maladie peut également atteindre d’autres articulations (cheville, genoux). La spondylarthrite ankylosante fait partie des spondylarthropathies. Un diagnostic précoce de cette pathologie permet une meilleure évolution à long terme. La spondylarthrite ankylosante évolue pas crises douloureuses (« poussée ») entre deux périodes calmes.

La spondylarthrite ankylosante touche entre 0.1 et 0.3% de la population. Plus fréquente chez les hommes, elle touche également davantage les jeunes adultes (20-40 ans). La maladie touche parfois les femmes avec un rapport d’environ 3 fois plus fréquente chez les hommes. L’évolution en l’absence de traitement se fait vers l’aggravation.

Le patient présente dans 80 à 90 % des cas un antigène, le HLA B27, cette pathologie présente donc une certaine prédisposition génétique. On peut cependant être porteur de ce gène sans jamais présenter la maladie ou encore avoir une spondylarthrite ankylosante sans être porteur de ce gène. Les personnes atteintes de spondylarthrite ankylosante présentent, comme dans certaines maladies auto-immunes, une réaction de leur propre anticorps contre eux-mêmes dû à un dérèglement de leur système immunitaire. Des facteurs environnementaux peuvent jouer un rôle dans le déclenchement de la maladie. On retrouve par exemple une perturbation du microbiote intestinale ou génitale pouvant occasionner des infections entraînant des modifications du système immunitaire et le déclenchement probable de la spondylarthrite ankylosante. Cependant, ces possibles causalité ne sont que des hypothèses, la cause exacte de la spondylarthrite ankylosante restant inconnue. Une autre hypothèse, souvent avancée, qui entrerait en cause dans le déclenchement de la maladie serait le tabagisme.

La spondylarthrite ankylosante débute par une inflammation aiguë d’une partie de l’os: l’enthèse. Cette partie de l’os présente l’insertion des tendons, des ligaments et capsules articulaires. Lors de la diminution de l’inflammation, il se créé une cicatrice avec du tissu fibreux, qui progressivement va s’ossifier. Cette ossification est visible aux examens complémentaires comme les radiologies et est responsable de l’enraidissement progressif. La spondylarthrite ankylose évolue par période avec des phases d’inflammation et des phase d’ossification qui progressivement entraînent une détérioration des articulation et du cartilage des lombaires (vertèbres du bas du dos), des sacro-iliaques (bassin), mais plus rarement de douleurs thoraciques, des hanches et d’autres articulations périphériques (les pieds par exemples).

Les symptômes de la spondylarthrite ankylosante sont :

  • Une lombalgie chronique, qui va et vient sans raison apparente. Raideur et douleur sont souvent plus intenses le matin. Ces douleurs sont soulagée à chaud (dans la journée) ou après des étirements ou des activités physiques. La lombalgie de la spondylarthrite ankylosante dure des semaines ou des mois.
  • Raideur du rachis (colonne vertébrale), ce qui restreint les mouvements, les activités quotidiennes et peut empêcher de se tenir droit.
  • Perte de poids.
  • Fatigue
  • Fébricule et sueurs nocturnes
  • Affection de l’œil (œil rouge douloureux)
  • Infection urinaire (urétrite ou cervicite)
  • Diarrhée aiguë
  • Soulagement par les anti-inflammatoires dans un premier temps.
Lombalgie (source : pixabay)

Le diagnostique de la spondylarthrite ankylosante est difficile à établir. La clinique via l’ensemble des symptômes peuvent conduire le médecin à faire des examens complémentaires en associations avec un rhumatologue. L’analyse sanguine montrera une vitesse de sédimentation (VS) élevée pendant les poussées et la présence du HLA B27 dans la majorité des cas (80-90%). Les radiographies permettent de localiser les zones d’enthésite ou d’arthrite. L‘imagerie par résonnance magnétique (IRM) montre les signes précoces d’inflammation, un œdème au niveau des sacro-iliaques ou sur aux moins deux sites périarticulaires. Les lésions retrouvées aux imageries sont typiques aux articulations sacro-iliaques: élargissement de l’interligne, flou articulaires, … . Les lésions rachidiennes débutant à la charnière dorso-lombaire avec des ossifications intervertébrales et une calcification des ligaments intervertébraux.

Il ne faut pas confondre la spondylarthrite ankylosante avec d’autre affections articulaires touchant le rachis ou le bassin telles que: le mal de Pott, la polyarthrite rhumatoïde, la sacro-coxalgie, les spondylodiscites, la brucellose, l’épiphysite vertébrale, … .

La prise en charge de la spondylarthrite ankylosante cherche à diminuer la douleur et la raideur, à prévenir la raideur, à maintenir les capacités du mouvements et d’éviter les complications. La prise en charge est globale et passe par l’information, l’éducation thérapeutique et donc l’autonomie du patient face à sa maladie malgré un suivi régulier pour diminuer le risque évolutif. Les traitements médicamenteux consiste à diminué la douleur lié à l’enthésite lors des poussées inflammatoires via des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) parfois associés à des antalgique, le rhumatologue pourra également effectué des infiltration de corticoïdes ou une synoviorthèse locale dans le but, toujours, de soulagée la douleur. Dans certains cas très sévères, un traitement de fond sera proposé via des médicaments de la famille des immunosuppresseurs ou les anti-TNF alpha par exemple. Dans les formes déformantes de la spondylarthrite ankylosante, la chirurgie pourra être proposée au patient. Selon l’évolution, le patient pourra avoir recours à des béquilles, une canne, le port d’un corset ou des semelles orthopédiques pour soulager les douleurs rachidiennes ou sacro-iliaques.

Le traitement de la spondylarthrite ankylosante passe également et surtout par la thérapie manuelle (kinésithérapie, ostéopathie, chiropraxie et étiopathie) et la reprise d’activité physique adaptée. N’oublions pas également l’aspect émotionnel qui peut être présent dans toute affection qui peut être soulagé par un suivi psychologique. Le tabagisme peut, en plus d’être un déclencheur potentiel de la spondylarthrite ankylosante, être un facteur aggravant de la maladie, il est donc recommander l’arrêt du tabac. Vous l’aurez compris, les traitements de la spondylarthrite ankylosante permettent de contrôler et diminuer les symptômes de l’affection et passent surtout par les actions préventives que peut entreprendre le patient.

La lombalgie

La lombalgie est un motif de consultation répandu de nos jours. De nombreux patient consultent chez leur médecin, leur kinésithérapeute ou leur ostéopathe pour ce motif. La lombalgie concerne les douleurs (algies) du bas du dos (lombaires). On retrouve deux types de lombalgies : les lombalgies dites aigues et celles dites chroniques ou persistantes. Les lombalgies aigues sont la plupart du temps soudaines et ne durent que quelques temps (jours ou semaines). Les lombalgies chroniques sont persistantes et récidivantes avec une douleur invalidante durant plus de trois mois. Les causes de lombalgies sont nombreuses. Elles peuvent avoir des origines diverses :

  • mécanique,
  • posturale,
  • pathologique.
Lombalgie (source Pixabay)

Les lombalgies d’origine mécanique concernent les structures du corps et les interactions entre elles. Les douleurs peuvent, par exemple, être ressentie suite à la contraction d’un muscle ou la tension d’un ligament. Suite à un effort excessif, une fatigue passagère, un mouvement brutal ou extrême, un muscle ou un ligament peuvent peut se mettre en protection et restreindre les mouvements en provoquant une douleur parfois très intense. Les lombalgies d’origines mécaniques peuvent selon ce modèle de protection provenir d’une raideur articulaire, d’une contraction musculaire, d’une tension ligamentaire. Vous pouvez soulagé et/ou prévenir les lombalgies d’origine mécanique via une activité physique régulière. En effet la sédentarité est la meilleure alliée des troubles mécaniques. Vous pouvez également consulter votre médecin, votre kinésithérapeute ou bien votre ostéopathe dans le but d’accélérer le soulagement de votre lombalgie via des antidouleur, des conseils ou des mobilisations et manipulations pouvant aider à lever la protection plus rapidement.

Les lombalgies d’origine posturales sont comme leurs noms l’indiquent, en lien avec la posture. La posture d’un individu se fait par des régulations musculaires, ligamentaire, articulaire, sur des informations provenant de capteurs. Les différents capteurs sont les yeux, les pieds, les muscles, les articulations et autres tissus du corps, la mâchoire, la peau, l’oreille avec l’appareil vestibulaire d’une part et l’audition d’autre part … . Ces différents capteurs, véhiculent deux types d’informations : extéroception et proprioception. L’extéroception concerne l’environnement, l’extérieur. La proprioception concerne l’individu propre et notamment la position des différents segments du corps par rapport au autre. La posture est involontaire, automatique et réflexe via le système nerveux central sous cortical. Après l’analyse des informations recueillies et véhiculées via les capteurs, le système nerveux adapte la posture via les muscles et les articulations. Si un capteurs est perturbé (oeil par un défaut de convergence par exemple), la posture sera régulée sur des informations de bases erronées, ce qui peut occasionner des douleurs. Les lombaires représentent une portion de la colonne vertébrale qui est de part sa nature une zone d’adaptation, et les douleurs peuvent donc se localisée dans cette portion. Sur ce type de lombalgie, les antidouleurs n’auront qu’une faible action. En effet tant que le capteur sera perturbé, l’information véhiculée sera erronée. Pour les lombalgies d’origine posturale, il faut avant tout déterminer quel est le capteur causatif. Une fois le capteur causatif mis en lumière, vous pourrez trouver un soulagement durable à votre douleur (ici lombaire). Si le capteur causatif est l’oeil, votre ophtalmo ou votre orthoptiste pourra vous soulager, si c’est les pieds, ce sera davantage votre podologue. Vous pouvez consulter votre médecin, votre ostéopathe ou votre posturologue pour investiguer votre lombalgie, à la recherche d’une perturbation potentielle d’un capteur. Ces professionnels pourront alors vous réorienté vers les thérapeutes du capteur causatif: ophtalmo, orthoptiste, dentiste, orthophoniste, podologue, kinésithérapeute, ORL, … .

Les lombalgies d’origine pathologique sont plus rare. Il ne faut cependant pas passer à côté. Parfois, la lombalgie n’est en fait qu’un symptôme d’une problématique plus importante. Dans ces cas il ne faut pas laisser le temps passer, c’est pourquoi il est toujours recommander de demander l’avis de son médecin. En effet certaines lombalgies sont due à des pathologies du squelette telle que l’arthrose ou les discopathies sans pronostique de gravité. Cependant certaines atteintes plus rare telle que la spondylarthrite ankylosante, la pseudo polyarthrite rhizomélique, le spondylolisthésis dont les conséquences en cas de retard diagnostiques peuvent être très lourdes. Les pathologies ayant pour symptôme une douleur localisée dans la zone lombaire ne concernent pas toutes le squelette. Ces pathologies peuvent concerner l’appareil digestif (pancréatite, appendicite, polypes intestinaux, diverticulite, colique biliaire, …), l’appareil urinaire (colique néphrétique, globe vésicale, prostatite, …), l’appareil reproducteur (Grossesse extra-utérine, kyste ovarien, fibrome utérin, endométriose, cancer testiculaire,…).

Au cabinet d’ostéopathie Lambing Laurie, situé au 44 rue d’Assas 71200 Le Creusot, votre ostéopathe effectue une anamnèse approfondie, lui permettant de bilanter votre lombalgie pour déterminer son origine et vous réorienté au besoin vers votre médecin et par son intermédiaire vers le professionnel de santé le plus qualifié pour soulagé votre lombalgie.

Lombalgie (source Pixabay)

Les Troubles Spécifiques des Apprentissages

Les Troubles Spécifiques des apprentissages (TSA), sont aussi plus communément appelé les troubles « Dys ». D’après l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les TSA se définissent par des difficultés durables d’apprentissage apparues dés les premières étapes du développement. Ces troubles peuvent être plus ou moins sévères et entraînent des problématiques scolaires et dans la vie quotidienne des individus qui en souffrent. L’OMS précise également que ces troubles surviennent alors que la scolarisation est normale, qu’il n’y à pas de déficience intellectuelle, de déficit sensoriel ou de trouble psychologique. Autrement dit, ces enfants sont aussi intelligent que les autres, ils n’ont pas plus de troubles de la vue ou de l’audition, et non plus de troubles psychiatriques ou de pathologies neurologiques identifiable. Ces enfants éprouvent des difficultés dans les apprentissages : lecture, écriture, orthographe, calcul, expression avec les autres, concentration, …

Les TSA regroupent donc plusieurs troubles :

  • La dyslexie
  • La dysorthographie
  • La dysphasie
  • La dyspraxie
  • La dysgraphie
  • La dyscalculie
  • Les troubles du déficit attentionnel avec ou sans hyperactivité (THADA, TDHA, TDA/H)
  • Les Enfants Intellectuellement Précoce (EIP) ou à haut potentiel.
Salle de classe : source Pixabay

Ces troubles sont fréquemment associer entre eux, un enfant peut souffrir de difficulté dans l’apprentissage de la lecture et de l’écriture par exemple. Mais ils sont souvent compliqué de manque de confiance en soi, d’anxiété, peur de l’échec qui peuvent conduire l’enfant à ne même plus vouloir essayer de réaliser l’exercice qui le met en difficulté. D’après les études sur le sujet, les troubles auraient pour origine un dysfonctionnement survenant précocement dans a vie de l’individu (pendant la grossesse et les toutes premières années de vie).

La dyslexie concerne le langage écrit. Cela se présente par une écriture peu ou illisible, une lenteur dans la lecture et/ou l’écriture, des problématiques pour s’orienter ou s’organiser dans l’espace et le temps, un besoin de repère constant, une fatigabilité anormale, des troubles de la concentration. On peut ainsi retrouver des erreurs de lettres qui se ressemblent aussi bien à l’écrit qu’à la lecture (p/q, d/t/b, m/n,…). On trouve également une écriture défaillante multipliant les ratures. Les enfants sont ainsi parfois qualifié de peu soigneux, distrait. On distingue deux type de dyslexie: phonologique et visuo-attentionnelle. Les dyslexie phonologiques sont les plus fréquentes et concerne un trouble du fonctionnement des aires du langage contenue dans l’hémisphère gauche : zones pariétale et frontale. Les dyslexies visuo-attentionnelles vont plutôt concerner le cerveau droit et font souvent partie des troubles d’hyperactivité et de l’attention.

La dysorthographie concerne l’acquisition et l’intégration des règles d’orthographe. Par manque de compréhension et d’assimilation, l’enfant présente des problématique dans l’écriture dictée et l’écriture spontanée. Cela se traduit par des inversions de syllabes, des sauts de lettres, l’écriture est souvent phonétique.

Enfant dans le cadre scolaire source : Pixabay

La dysphasie est un trouble du langage oral, provenant d’un retard du développement de la parole et du langage. Ce trouble peut concerner la phonologie avec des difficulté de prononciation, des difficulté à trouver ses mots ou bien des déformations de ces derniers. L’enfant peu même éviter de parler, ce qui entraîne une pauvreté du langage spontané. Ce trouble peut aussi concerner des difficultés de compréhension des consignes verbales, dans le vocabulaire ou dans la syntaxe. La dysphasie entraine souvent la dyslexie et/ou la dysorthographie.

La dyspraxie concerne la coordination et l’automatisation des gestes. Ces enfants ont donc des difficultés motrice pour programmer et coordonner des gestes complexes. Cette problématique peut être associée à un défaut de coordination visuo-motrcie. Les personnes souffrent de ce trouble absorbe une grande partie de leur attention à contrôler le dessin de chaque lettre perturbant l’attention portée aux autre aspect de l’écriture (orthographe, sens des mots,…). Comme nous l’avons vu, les TSA sont souvent lié les uns au autres, la dyspraxie entraîne une dysgraphie, une dyscalculie spatiale (les chiffres ne sont pas alignés) et une dysorthographie importante. L’enfant présente une maladresse, arbore régulièrement des hématomes du fait de chutes répétées ou bien parce qu’ils se cognent partout. Les anomalies d’organisations spatiale et de motricité oculaire perturbent l’appréhension de l’environnement de la personne. Plus simplement, l’enfant présente des difficultés pour se repérer dans une page, recopier des figures ou des textes, apprendre les cartes, poser un calcul, utiliser une règle, écrire lisiblement, ranger, ordonner, organiser ses affaires (cahier de texte, cartable, classeurs, bureau), ainsi que se repérer, lire l’heure, manger proprement, faire ses lacets, se boutonner.

La dysgraphie concerne plutôt la partie dessin, l’enfant présente donc une lenteur dans l’écriture ou les schéma ou une malformation des lettres. Ce trouble entraîne une maladresse, un manque de précision, une écriture peu lisible. L’enfant à des difficultés à reproduire les formes, tien mal son crayon pouvant occasionner des plaintes de type douleur/raideur du poignet voir du membre ou une fatigue pouvant être à l’origine d’anxiété ou d’un refus d’écrire.

Enfant tenant son crayon source : Pixabay

La dyscalculie concerne un déficit du calcul, une difficulté à maîtriser la notion de nombre, la logique mathématique des opérations, de la géométrie ou des résolutions de problèmes. L’enfant peut éprouver des difficulté à planifier les tâches et donc à prendre les problèmes mathématiques par le « bon » bout ou bien des troubles de latéralité et de coordination droite et gauche. Il peut également présenter des troubles de la perception des quantités numériques.

Les déficits de l’attention avec ou sans hyperactivité entraine chez l’individu, des difficultés à se concentrer et à soutenir leur attention lors d’une tâche ou d’une activité malgré leur volonté. Ces difficultés sont responsables de nombreuses erreurs, qualifiées d’inattention, de travail non abouti, de mauvaise organisation ou de non respect des consignes. L’enfant est jugé dans la « lune », distrait, perdant souvent ses affaires, étourdit. Ces déficits sont toujours liés à l’impulsivité, l’enfant coupe la parole, parait agressif. Lorsque l’hyperactivité est associée, il est infatigable, épuisant ses parents. Il parle sans réfléchir, répond trop vite, ne supporte pas les activités calmes ou de rester assis et cherche à perturber la conversation, à imposer sa présence.

Enfants avachis source : Pixabay

Les enfants à haut potentiel, ou enfant intellectuellement précoce est un trouble dont la définition en elle-même est difficile de part le lien entre précocité intellectuelle et troubles des apprentissages. Ces enfants ont une mémoire précoce, ils surprennent leur entourage par des connaissances dans des domaines extra-scolaires. Ces capacités occasionnent un ennuis pour les apprentissages scolaires. Ces enfants se mettent donc à part, du fait de leur aspect parfois fière ou hautain. Parallèlement, une perturbation émotionnelle amène des problématique sociale et comportementale avec les autres, notamment les autres enfants.

Ces troubles spécifiques de l’apprentissage nécessitent une prise en charge multidisciplinaire reposant notamment par l’orthophonie, l’orthoptie, la psychomotricité, … . La prise en charge peut également faire intervenir en parallèle la thérapie manuelle. Le cabinet d’ostéopathie du 15 avenue de la république, 71200 Le Creusot, s’occupe de ces différents troubles spécifiques des apprentissages par un ensemble de mouvements et de jeu d’intégration quotidiens et en cabinet basés sur l’intégration motrice primordiale et les réflexes archaïques ou primitifs. Pour plus de détails vous pouvez consulter l’article suivant sur les troubles des apprentissages et réflexes archaïques ou prendre rendez-vous avec votre ostéopathe au 06 33 19 53 43.

Jeune fille en pleine lecture source : Pixabay