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Remplacement congé maternité

Chers patients, chers lecteurs, votre ostéopathe préférée est actuellement en arrêt maternité. Je reprendrais les consultations en mai 2025. Pendant la durée de cet arrêt, je suis remplacée par Mlle OLIVIER Maylis.

Mlle OLIVIER Maylïs

Maylis est diplômée de l’ESO Paris en Aout 2024 et vient s’occuper de vous durant toute la durée de mon remplacement. Lors de sa formation initiale, elle a étoffé sa pratique via des stages en entreprise, milieu hospitalier et centre sportif. Elle aborde le métier par toutes ses facettes et vous proposera une prise en charge éclectique. Elle pourra aller des techniques « douces » type tissulaire, aux techniques plus « intenses » type « craquement ». Suite à son diplôme, elle s’est engagée dans des formations post graduées pour enrichir son approche. Elle s’est notamment formée pour approfondir la prise en charge :

  • via les tissus d’enveloppe,
  • de la femme enceinte
  • du bébé
  • du tout petit mouvement (micro kinésithérapie)
  • drainage lymphatique thérapeutique
  • les troubles des apprentissages et les liens avec les réflexes du tout petit (Réflexes archaïques)

Maylis vous reçoit au cabinet sur les horaires habituelles. Elle est joignable pour la prise de rendez-vous via les numéros du cabinet : 0385579995 ou 0633195343, ainsi que sur l’adresse mail du cabinet : laurielambing.osteo@gmail.com. N’hésitez pas si vous avez besoin.

Prenez soin de vous.

Etirement des muscles fessiers

Muscles de la hanche et de la cuisse : vues postérieures (Atlas d’anatomie humaine, Frank H. Netter, MD

Aujourd’hui, je vais vous présenter un ensemble de mouvements qui peut vous aider lorsque vous souffrez d’une douleur musculaire située au niveau de la fesse. Pour rappel, si vous voulez savoir ce qu’est une douleur plutôt musculaire, vous pouvez suivre le lien ici. La partie du corps que l’on appelle la fesse, est une région très riche en muscles comme vous pouvez le voir sur les schémas ci-contre.

Lorsqu’un de ces muscles est contracté, il peut vous provoquer une douleur le long de son trajet. Pour décontracter ces muscles, l’étirement doux peut vous aider. J’utilise l’expression « étirement doux car le but de l’exercice que je vous propose n’est pas de travailler l’élasticité musculaire en encore moins de provoquer une rupture ou déchirure. En effet ce sont les risques si l’étirement est trop intense. Par conséquent, pour détendre le muscle contracté, l’étirement devra être lent et ne provoquer aucune sensation douloureuse. Vous pouvez effectuer le mouvement jusqu’à sentir une légère résistance, tension, traction, tiraillement et maintenir la position obtenue pendant 30 secondes avant de relâcher. Vous pouvez sinon aller jusqu’à cette sensation, relâcher y revenir, en alternance pendant 30 secondes. Après quelques secondes de repos (10-20 sec) vous pouvez recommencer la méthode choisie. Répéter 5-6 séries d’étirement 2 à 3 fois par jours pendant quelques jours.

Maintenant que vous avez découvert, ou réviser le principe, je vais vous décrire les positions pour réaliser un étirement des muscles fessiers. Ce sont différentes manières de ciblé les mêmes muscles.

Etirement muscles fessiers (Photo de Laurie Lambing DO)

Debout

Mettez vous devant un meuble bas : lit, chaise, table basse. Placez le genou de la jambe que vous voulez travailler sur ce meuble. Si vous avez un doute jetez un œil sur la photo ci-dessous. Ensuite venez plier la jambe sur laquelle vous êtes en appuis. Si cela ne suffit pas vous pouvez pencher votre buste vers l’avant. Selon si vous placez la jambe travaillée dans le prolongement de la cuisse ou en ouverture, vous travaillerez les muscles orientés du haut vers le bas ou de l’intérieur vers l’extérieur.

Assis

Vous pouvez effectuer la même chose en étant assis selon vos préférences, vos facilités. En assis, nous allons nous servir de la jambe opposée pour amener le tiraillement. Il faut croiser la jambe qu’on veut travailler sur sa voisine dans l’orientation que vous souhaitez selon les muscles que vous voulez étirer. Une fois en position, il suffit de changer l’appuis du pied pour entraîner l’étirement. Selon si vous prenez appuis sur la pointe du pied ou la plante du pied vous aller monter ou descendre votre jambe d’appuis et donc étirer ou non les muscles de la fesse opposée.

Allongé

Etirement des muscles fessiers gauche (photo de Laurie Laming)

Pour ceux qui sont plus à l’aise allongés, bonne nouvelle, c’est également possible ! Vous venez donc vous allongé sur le dos. Pour étirer les muscles dans le sens haut bas, il suffit de ramener la jambe que vous voulez travailler vers votre thorax. Attention à ne pas aller trop fort. L’étirement ne doit jamais faire mal. De plus vous souhaité étirer la fesse pas le dos.

Etirement des muscles fessiers gauche (photo de Laurie Lambing)

Pour étirer dans le sens centre vers extérieur, vous placez le pied de la jambe que vous voulez travailler sur le genou de la seconde. Une fois fait, vous ramener la seconde jambe vers vous. Vous étirez ainsi de façon passive les muscles de la fesse de la première jambe.

Peut importe de quel côté se situe votre douleur, il est conseillé de toujours faire les deux côtés.

Si au bout de quelques jours la douleur persiste, n’hésitez pas à consulter.

Aquarium

Aquarium (photo prise par Laurie Lambing DO)

Cela fait longtemps que votre ostéopathe préférée n’avait pas eu le temps, ou pas pris le temps de publier un article.

Pour la reprise nous ferons vite et bien !

Je profite de ce retour pour vous présenter les nouveaux habitants de la salle d’attente. Depuis environ quinze jours, quatre poissons et leur aquarium ont trouvés résidence dans l’espace d’attente.

Ces petits animaux ont été baptisés : Blue, Red, Purple et Rainbow.

Je vous pris d’en profiter, d’apprécier la touche paisible de ce nouvel élément.

Crâne d’aquarium (photo prise par Lambing Laurie DO)

J’espère que vous noterez le petit clin d’oeil entre la décoration de l’aquarium et le travail de votre ostéopathe.

Au plaisir de vite vous retrouver dans de nouveaux articles, avec j’espère plus de régularité.

Si vous souhaiter venir les rencontrer en attendant votre consultation, n’hésitez pas à prendre rendez-vous au 0385579995 ou au 0633195343.

Changer bébé en développant sa motricité !

Change en position passive

Dans la vie de jeune parent, on cherche à accompagner au mieux son enfant et notamment dans son développement moteur. Dans ce but, il y a une corvée quotidiennement répétée qui peut vous y aider : c’est le moment du change.

La plupart du temps durant le change, bébé est allongé sur le dos. Pour accéder aux bas des reins, on lui lève les jambes. Cette solution est très passive pour bébé qui ne fait qu’attendre. De plus elle peut devenir compliquer pour le parent quand bébé commence à bouger et qu’il se tortille dans tous les sens pour se retourner.

Vous pouvez pour développer sa motricité le placer sur le côté une fois les scratchs de la couche par exemple. Cette position a pour avantage de permettre l’accès au dos de bébé de façon très confortable. Elle permet également à bébé d’appréhender le retournement de façon adaptée et accompagnée. Le retournement est la première phase dans les acquisitions de la motricité. Il précède ainsi le ramper, le quatre pattes et enfin la marche.

Change complet de bébé

Si votre enfant est agité pendant cet instant n’hésitez pas à placer des jouets de part et d’autre, à hauteur de sa tête. En plus de détourner son attention, cela lui permet éventuellement de travailler sa préhension.

Vous pouvez utiliser cette astuce aussi bien pour le changement de couche que pour le change complet de votre enfant. Elle fonctionne également pour passer un bras puis l’autre, pour défaire les pressions quand elles sont dans le dos, …

Ce conseil fait partie de ceux régulièrement préconisé par votre ostéopathe lors des consultations pédiatriques. Je vous rappelle également que les consultations se font sur rendez-vous. Pour prendre rendez-vous pour votre enfant ou même pour vous, appelez le 06 33 19 53 43 ou bien le 03 85 57 99 95.

La tendinite

La tendinite est une affection qui touche le tendon. Le tendon est une partie du muscle, plus ou moins longue, riche en fibre et entouré d’une gaine qui permet l’attache musculaire au système osseux. Le terme tendinite est utilisé dans le langage courant pour faire référence aux tendinopathies. Les tendinopathies sont littéralement les maladies « pathies » du tendon. On trouve plusieurs tendinopathies possible selon quelle partie du tendon est atteintes : l’entésopathie, la ténosynovite et la tendinopathie proprement dite. Les tendinopathies font partie des troubles musculosquelettiques (TMS).

Le tendon est de par sa richesse fibreuse à la fois résistant et très élastique. Cependant sa structure peut-être fragilisée par manque d’entraînement et ou d’échauffement sur effort ou mouvement répété. Le tendon participe de par sa nature, à la conscience du corps dans l’espace, autrement dit à la proprioception et à la posture.

Tendinite du coude (source : photo de Maxim)

Une tendinopathie présente comme symptômes :

  • une douleur au mouvement, à la contraction musculaire,
  • une douleur à l’étirement,
  • une douleur à la palpation,
  • éventuellement une rougeur, un gonflement et des bruits de crissement/crépitement.

Une tendinopathie peut survenir, comme nous l’avons dit plus haut, lorsque le tendon est fragilisé. Un tendon peut être fragilisé par des contraintes répétées telle que certaines activités professionnelles ou physiques intenses. Un tendon peut-être endommagé lorsque le geste est très fréquent ou bien brutale et intense. L’apparition d’une tendinopathie peut également survenir lors d’activité inhabituelle intense comme le jardinage ou un match de sport anecdotique entre amis. La plupart du temps la tendinite survient suite à un manque de préparation, d’échauffement. Cependant certaines personnes de par leur postures ou leur morphologie, sont plus à risque.

Le diagnostique d’une tendinopathie repose essentiellement sur l’examen clinique mais peu parfois s’appuyer sur des examens d’imageries. L’examen clinique recherche la reproduction de la douleur à la palpation, la contraction et l’étirement. Les examens d’imageries permettant d’affiner le diagnostic sont l’échographie ou bien l’IRM.

Le traitement de choix est le repos. La tendinopathie étant entrainée par une surcharge sur le tendon, le mieux est de la diminuer. Vous pouvez faciliter la récupération via l‘immobilisation lorsque la douleur est intense. Une fois la douleur diminuée, il est recommandé de reprendre progressivement les activités physiques. La tendinopathie étant une inflammation, le froid ou les AINS peuvent étant une inflammation, le froid ou les AINS peuvent vous soulager. Cependant ils risquent d’inhiber la cicatrisation du tendon et donc sa réparation. Donc, il ne faut pas maintenir cette solution de soulagement trop longtemps. Pour accompagner votre soulagement, vous pouvez consulter en kinésithérapie, notamment pour le retour à l’activité physique. Vous pouvez également consulter en ostéopathie pour permettre à votre corps de retrouver un fonctionnement adapté et donc diminuer le risque de la chronicité ou de la récidive.

Pourquoi aller chez l’ostéo ?

Photo de Laurie Lambing ostéopathe DO : travail de la charnière lombo-sacrée

Cette semaine, au cabinet, nous avons la chance d’avoir Maxim en stage. Maxim, à juste titre, a soulevé la question de qu’est-ce qu’apporte le fait d’aller régulièrement, en préventif ou bien en cas de douleur, chez son ostéopathe. Nous allons donc voir dans cet article, des éléments de réponse. Pour nous aider à répondre à la question, nous, nous sommes servis de l’étude d’Avril 2019 réalisée par le cabinet ASTARES ETUDES & CONSEIL pour mesurer l’impact économique de l’ostéopathie en France.

Dans un premier lieu, cette étude part du constat que la population française consulte de plus en plus en ostéopathie. Cependant elle constate également que la littérature scientifique sur l’efficacité de cette discipline est plutôt pauvre. C’est à dire que peu d’études solides, donc fiable, ont été réalisées, et publiées. L’étude dont nous parlons à soulever la pertinence de certaines publications concernant les lombalgies et cervicalgies lui permettant des conclusions intéressantes. C’est justement grâce à ces conclusions que nous avançons dans la réponse à la question de Maxim.

Bilan extrait de l’étude : L’ostéopathie en France : un bilan économique positif.

L’étude conclut que les patients qui consultent en ostéopathie trouvent davantage de soulagement que ceux qui consultent leur médecin généraliste seul. De plus les résultats montrent également que les patients qui vont chez l’ostéopathe prennent moins de médicaments et moins longtemps que ceux qui n’y vont pas. Autre constat, les arrêts de travail sont moins longs chez les patients qui consultent en ostéopathie.

Autrement dit, si en cas de douleurs, vous, vous rendez chez votre ostéopathe :

  • vous aurez un soulagement plus rapide de votre douleur.
  • vous aurez besoin de prendre moins de médicament pour arriver au soulagement.
  • vous retournerez à votre vie habituelle de façon plus rapide et naturelle. Vous pourrez ainsi retourner a vos loisirs, activités physiques et interactions sociales.
  • le retour au travail étant également accéléré, vous retrouverez vite votre salaire/revenu complet.

Autre point intéressant soulevé par cette étude : la chronicité. Le fait de consulté en ostéopathie dès l’apparition de la douleur diminue le risque qu’elle ne s’installe et ne perdure dans le temps.

Un point est également soulevé par l’étude mais sans être approfondis. C’est la question des conséquences positives, à long terme, d’une médication plus modérée, sur votre santé. Mais nous verrons ce sujet un autre jour.

Ainsi, vous avez pu découvrir quelques éléments de réponse concernant la question : Pourquoi allez chez l’ostéopathe?

Rédigé avec la collaboration de Maxim Ramaherison, Stagiaire.

Maxim, stagiaire, vous accueil au cabinet !

A partir de ce jour et pour plusieurs semaines, le cabinet d’ostéopathie. Accueil le jeune Maxim pour un stage professionnel en accueil.

Stagiaire (source : pixabay)

C’est à dire que cette semaine, la semaine prochaine et du 8 au 20 Novembre vous serez accueillis au cabinet par Maxim. Maxim sera durant son stage amené, a répondre au téléphone, vous aider a patienter en salle d’attentes ou bien observer votre consultation.

C’est donc avec lui que vous pourrez fixer votre rendez-vous. Il pourra même vous servir une boisson chaude si vous êtes en avance.

Petit rappel, pour prendre rendez-vous, appelez le 06 33 19 53 43 ou le 03 85 57 99 95.

La proprioception des chevilles

La proprioception ou sensibilité profonde est la connaissance, consciente ou non, de la position de chaque partie de notre corps à chaque moment. Cette perception constante repose sur de nombreux récepteurs musculaires et ligamentaires. Pour être plus explicite, c’est grâce à la proprioception que nous pouvons toucher le bout de notre nez avec notre doigts les yeux fermés. La proprioception permet donc la régulation de la posture et des mouvements de notre corps. Le système proprioceptif, via ses nombreux récepteurs (les muscles, les tendons, les ligaments, les articulations, la paume des mains et la plante des pieds) intervient en permanence pour réguler notre équilibre.

La proprioception est utilisée dans les activités sportive car elle permet d’éviter les blessures et d’améliorer sa pratique. Elle est également utilisée en rééducation par les kinésithérapeute. Pratiquer des exercices de proprioceptions, permet de retrouver un bon équilibre suite à une blessure ou d’augmenter notre stabilité et notre capacité de déplacement.

Proprioception des chevilles stade 1

Nous allons voir, ici, un exercice qui permet de travailler la proprioception et de renforcer les chevilles. Idéale suite à une entorse ou même une simple foulure. Si vous avez tendance à vous tordre les chevilles sans vraiment vous faire mal ou si vous avez tendance à perdre l’équilibre voir à chuter, cet exercice vous sera fort utile. L’exercice présente plusieurs étapes en fonction des capacités de chacun et de l’évolution de celles-ci.

Le premier stade de cet exercice, le moins difficile, consiste à prendre appuis sur un seul pied et à tenir en équilibre pendant au moins 1 minute par jour. Se fait sur un pied puis sur l’autre évidement.

Le second stade consiste, une fois le premier maîtriser, a venir perturber l’équilibre pour le restaurer de suite. Vous pouvez selon le confort, venir fléchir la jambe d’appuis ou bien chercher à rapprocher le plus possible l’autre pied du sol sans le toucher, en avant et en arrière.

Proprioception des chevilles stade 2 flexion du genou (GIF par Lambing Laurie)
Proprioception des chevilles stade 2 balancement du membre (GIF par Lambing Laurie)

Les stades trois et quatre, consistent à reproduire les deux premiers avec les yeux fermés pour augmenter la conscience du corps sans le contrôle visuel.

Pour les plus aguerris, vous pouvez reproduire ces différents stades sur une galette d’équilibre.

Si votre quotidien est déjà bien chargé et que vous ne trouvez pas le temps pour pratiquer cet exercice de proprioception (2 minutes par jours c’est beaucoup !), il suffit de recourir à une petite astuce. Cette astuce consiste à pratiquer cet exercice pendant que vous vous brosser les dents. Nous nous brossons les dents 2 à 3 fois par jour. Or les dentistes recommandent que le brossage dure environ 3 minutes. Cela vous laisse amplement le temps de pratiquer cet exercice de proprioception. Vous pourriez même le faire deux fois par jours visiblement. De plus en pratiquant cet exercice pendant le brossage de dents, vous trouverez rapidement le lavabo pour vous permettre de restaurer votre équilibre sans chuter.

Pour plus d’information sur les exercices de proprioception ou si les chutes ou les foulures persistent n’hésitez pas à consulter votre ostéopathe. Vous trouverez toutes les informations nécessaires pour prendre rendez-vous au cabinet d’ostéopathie du 44 rue d’Assas, 71200 Le Creusot par la page contact de ce site.

La chouette

Le trapèze et son environnement (source: Atlas d’anatomie Humaine, F H Netter)

Derrière cet intitulé, pour le moins surprenant, se cache un exercice de Brain Gym permettant de détendre les épaules. Le Brain Gym est une approche éducative qui utilise des mouvements et des activités motrices et artistiques pour développer son propre potentiel. C’est un ensemble de mouvement inventé par le Dr Dennison.

Cet exercice vient détendre le trapèze. Le trapèze est un grand muscle du dos et de l’épaule qui tien son nom de sa ressemblance avec la forme géométrique du même nom. Le muscle trapèze s’attache en haut à la base du crâne, va au sommet de l’épaule et descend dans le dos jusqu’au milieu du rachis.

Prise du muscle Trapèze (photo de Lambing Laurie ostéopathe DO)

L’exercice consiste à venir crocheter le muscle trapèze avec la main opposée entre pulpes des doigts et paume de la main. Puis de venir pencher la tête en avant. De cette position, on tourne la tête du côté opposé au muscle que l’on tien, dans un mouvement lent. Puis on tourne la tête j’jusqu’à l’autre extrémité, pour ensuite revenir au neutre. C’est comme si on dessinait un sourire en tenant un stylos dans notre bouche. On effectue ensuite la même chose avec l’autre trapèze.

Cet exercice est utile comme les autres exercices de Brain Gym pour développer la concentration et peut donc être utile pour les apprentissages. Il peut également soulager les tensions des épaules pour les personnes qui travail sur ordinateur et qui sont en extrême concentration. Mais il peut encore soulager les personne qui effectue des travaux avec contraction musculaire régulière des épaules et cervicales.

Démonstration de l’exercice de la chouette (Gif fait par Lambing Laurie)

Si vous souhaiter en savoir plus sur les exercices de Brain Gym, n’hésitez pas à vous rendre sur braingymfrance.

La sciatique

La sciatique est une névralgie, une douleur du nerf en l’occurrence sciatique. Le nerf sciatique est le plus gros nerf de l’organisme. Le nerf sciatique est la réunion de cinq racines lombo-sacrées (dans le bas du dos) dont trois principales :

  • la racine L4 est la racine nerveuse qui prend son origine entre les vertèbres L4 et L5 (les deux dernières vertèbres lombaires)
  • la racine L5 est la racine nerveuse qui prend son origine entre les vertèbres L5 et S1 (dernière vertèbre lombaires et première vertèbre sacrée)
  • la racine S1 est la racine nerveuse qui prend son origine entre les vertèbres S1 et S2 (deux premières vertèbres du sacrum, l’os qui ferme le bassin en arrière).

Ensuite le nerf sciatique, se poursuit dans la fesse entre les muscles de la région, avant de descendre le long de l’arrière de la cuisse jusqu’au creux poplité (derrière le genou). A ce niveau, il se divise en deux nerfs: le nerf fibulaire commun et le nerf tibial. Le nerf fibulaire poursuit son chemin sur la partie externe du genou puis le long de la jambe jusqu’à l’hallux (gros orteil). Le nerf tibial, lui, continue sa route à la partie arrière de la jambe, puisse passe à l’intérieur de la cheville et du talon avant de rejoindre à son tour l’hallux. La sciatique ou névralgie sciatique est donc une douleur qui peut survenir sur tout ou partie de ce trajet. Le trajet du nerf sciatique commençant dans le bas du dos (les lombes), la sciatique peut être associée à une lombalgie (pour plus d’information sur la lombalgie suivez le lien).

La névralgie sciatique est donc une irritation du nerf sciatique dont les symptômes vont survenir le long de son trajet. Le nerf sciatique étant un nerf mixte (moteur et sensitif), les symptômes rencontrés pourront eux aussi être mixte. Nous allons ainsi retrouver des douleurs de type paresthésique (fourmillement, engourdissement, sensation de coton pouvant aller jusqu’à la paralysie), électriques mais également des symptômes moteurs comme une perte de force ou une boiterie, associé ou non à une lombalgie (lombo-sciatique). Selon la ou les causes de la sciatique, vous pourrez avoir des symptômes associés tels que :

  • des signes urinaires (impériosité1, fuites, miction2 difficile, …)
  • des signes digestifs (diarrhée et/ou constipation inhabituelles, …)
  • des signes gynécologiques (picotement, fourmillement des grandes lèvres ou du scrotum, trouble de l’érection, dyspareunies3, …)

Ces différents symptômes associés peuvent guider votre médecin vers un diagnostic particulier et appel à consulter un professionnel de la santé. La plupart du temps, les symptômes sont soulagés en position allongée, position dans laquelle le nerf est le moins sollicité, étiré.

lombo-sciatique

Les causes de la névralgie sciatique sont : une lésion du nerf sciatique par étirement, irritation, inflammation, … sur son trajet. Ces problématiques peuvent survenir à la/les racine(s) du nerf par un phénomène de compression à leur sortie de la colonne vertébrale. On peut retrouver un syndrome facettaire lié à l’arthrose où le remaniement osseux vient réduire l’espace disponible pour le nerf au niveau du foramen intervertébral. On peut retrouver un conflit disco-radiculaire (entre le disque et la racine) lors d’une hernie discale latéralisée. La hernie vient, comme le remaniement osseux, réduire l’espace disponible de ce même foramen (trou) si et seulement si la hernie sort dans cet espace. Dans ces deux cas, les symptômes seront plutôt unilatéral (d’un seul côté). L’irritation du nerf peut également survenir sur n’importe quelle partie de son trajet suite à un étirement traumatique (glisser sur le verglas (c’est de saison!) et finir au sol en semi grand-écart avec choc relativement violent du bassin par exemple) ou suite à un étirement répété (assis dans son canapé, jambes tendues sur la table basse ou un pouf pour se détendre en fin de journée). Dans ces deux exemples, les symptômes peuvent aussi bien être uni ou bilatéral (des deux côtés). L’irritation peut également se faire plus en amont, à l’intérieur du canal lombaire étroit qui peut être occasionné par un conflit disco-médullaire (entre le(s) disque(s) vertébraux et la moelle épinière) ou un remaniement osseux du canal lombaire lié à l’arthrose par exemple. Ces deux affections entraînent souvent des symptômes bilatéraux (des deux côtés) et des symptômes associés (urinaire, gynécologiques et digestif), car ils viennent toucher plusieurs racines et/ou nerfs, c’est le syndrome de la queue de cheval. Dans certains cas, la sciatique peut être causée par une irritation du nerf dû à la présence d’une tumeur venant la comprimer sur n’importe quelle partie de son trajet. Selon ou elle est située, les symptômes retrouvés sont plus ou moins importants (nombreux). Une sciatique causée par un cancer, est associée aux symptômes propres des tumeurs et s’éloigne du tableau clinique classiquement retrouvé dans la sciatique « courante ».

Le diagnostic de la névralgie sciatique est clinique, il repose sur les symptômes décrit par le patient et recherchés par le professionnel de la santé de première intention (médecin généraliste ou ostéopathe). Suite aux informations recueillis, le praticien complète son diagnostic par un examen clinique permettant de préciser certains symptômes et éventuellement la cause (des tests de reproduction de la douleur (par étirement du nerf par exemple), des tests de force musculaire, de sensibilité, …). Au besoin le professionnel de la santé, pourra vous réorienté vers des examens complémentaire de type imagerie ou examens biologique pour plus de précision ou écarter un doute résiduel sur la cause de l’irritation du nerf ou encore pour établir un diagnostic différentiel4.

Lombalgie (source : pixabay)

Le traitement repose sur le soulagement de l’irritation du nerf et va donc dépendre de la cause de cette irritation. Il peut donc reposer sur un traitement médicamenteux antidouleur (paracétamol, anti-inflammatoire, infiltration de corticoïde, application d’anti-inflammatoire locale (pommade) ou encore huiles essentielles, …) prescrit par votre médecin ou conseiller par votre pharmacien. En cas de symptômes nerveux importants (perte de sensibilité, paralysies), et persistants, et en dernier recours, la chirurgie peut être préconisée par votre médecin, ce surtout dans le cas de sciatique causée par une tumeur, un canal lombaire étroit ou en présence d’un syndrome de la queue de cheval. Le traitement pour les formes moins grave peut s’appuyer sur les thérapies manuelles telles qu’ostéopathie, kinésithérapie, chiropraxie, étiopathie, réflexologie,… . Mais le traitement repose essentiellement sur la reprise de l’activité dès que la douleur (son absence ou sa diminution), le permet et sur la non sollicitation du nerf en étirement. Ces deux points peuvent nécessiter les conseils de votre praticien pour être adapté à vos besoins, votre morphologie et votre quotidien.

Si vous souffrez de symptômes ressemblant à ceux d’une névralgie sciatique, n’hésitez pas à prendre rendez-vous au cabinet d’ostéopathie du 44 rue d’Assas au Creusot, via la page contact ou au 0633195343 / 0385579995. Vous pouvez également suivre le lien vers la page rubriques ! où vous pourrez trouver un sommaire des différents conseils proposés par votre ostéopathe (moi-même). Certains peuvent déjà vous aider dans votre recherche de soulagement. Je vous recommande d’ailleurs l’exercice de la balle de tennis concernant une astuce d’automassage.

  1. Fait de ne pouvoir se retenir longtemps. ↩︎
  2. action d’uriner. ↩︎
  3. douleurs aux rapports sexuels. ↩︎
  4. autre pathologies potentielles présentant les mêmes symptômes. ↩︎